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Posts Tagged ‘soumission’

Décodage syntaxique

L’islam est une religion de paix !
Soit.
Cette affirmation, qui tient de l’argument choc, est basée sur l’identité d’origine des mots arabes
islam (soumission) et salam (paix) qui proviennent tous les deux de la même racine slm.
A l’évidence, le lien étymologique étroit qui relie ces deux termes semble autoriser une juxtaposition parfaite entre eux, une absence d’espace qui permettrait ainsi à l’islam d’être génétiquement inondé de paix et de quiétude.
(j’utilise ce mot de quiétude parce qu’on parle assez souvent d’un islam quiétiste sans trop s’interroger sur ce que recouvre cette notion).

Je n’apprendrai à personne que l’histoire de cette religion, tant dans son expansion que dans son maintien dans les zones où elle s’est durablement installée, infirme cette prédisposition génétique pour des démarches pacifiques.
Mais après tout, la faute en revient peut-être à tous ceux qui n’ont jamais accepté de gaieté de coeur toutes les merveilles de ce système tout entier tourné vers la paix !

Nombre dont je fais partie a priori, vous l’aurez compris.

Ainsi, à la différence des prosélytes de l’islam  et après analyse de son histoire et de sa pensée, je ne construis pas un parfait recouvrement à base étymologique entre islam et paix, mais une articulation beaucoup plus humble, à base de syntaxe :

L’islam est une religion de paix dans la soumission,
L’islam est une religion de paix si il y a soumission,
L’islam est une religion de paix lorsqu’il y a soumission.

Quel musulman pourrait me rassurer sur mon sort, moi qui ne veux pas être soumis ? :-(

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Je voudrais rendre ici hommage à René Cousinier, chansonnier des années 70/80, qui parlant du système soviétique de la grande époque, disait : "Le communisme est un système qui veut le bonheur du peuple, tout le bonheur du peuple, et rien que le bonheur du peuple, même si ça l’emmerde à ce putain de peuple !"…
Suivez mon regard…….

analyse biologique de la Oumma

Je voudrais reporter ici une analyse que j’ai développée sur un autre forum.
J’ai légèrement modifié cette analyse "biologique", par nécessité, car sortis du contexte, certains propos devenaient hors-sujet.

Vous avez compris qu’une des motivations de ce blog est d’interroger un système de pensée qui semble être en apnée dans un monde qui bouge autour de lui, et d’interroger des musulmans pour qui il est dur de questionner la culture d’appartenance. Cela vaut pour chaque être humain dans le monde entier, mais c’est particulièrement vrai pour un musulman qui a si profondément ancré en lui le sentiment d’appartenir à la Oumma (=communauté).
La
Oumma a une dimension presque charnelle pour un musulman en partie responsable de sa bonne santé. Il est en devoir de chasser l’hérésie qui sommeille en lui, chez chacun de ses frères, possiblement hypocrite, et de défendre cette "matrice" contre toutes les déviances et innovations qui pourraient en altérer la pureté.
Je n’ai pas de raison de ne pas croire un musulman lorsque celui-ci me dit que son seul désir est de plaire à Allah, mais je pense que la réalité de la Oumma compense l’éloignement d’un Dieu si "akbar" (= si grand, et sous-entendu inaccessible et lointain.)

Oui, la Oumma est une matrice, c’est Matrix, une matrice confortable dont il est difficile de s’arracher tant on peut préférer le rêve qu’elle propose à la réalité beaucoup plus dure.
Comme la matrice du film, elle s’appuie sur une succession de 0 et de 1, dont les valeurs associées sont le licite et l’illicite.

S’il est vrai qu’Allah n’a aucune proximité avec sa créature, s’il est inconcevable pour un musulman de seulement l’imaginer, la Oumma elle, compense ce manque existentiel par des contours terrestres bien définis.
Or la Oumma est en souffrance depuis trois siècles, depuis qu’une première élite musulmane a rencontré "la modernité" et qu’elle l’a immédiatement rejetée, par peur et orgueil mélangés. N’était-elle pas en effet appelée à dire le Bien et le Mal au reste du monde ?
En souffrance dans ce monde qui bouge, elle prend conscience d’elle même, et lorsqu’elle souffre ponctuellement en tel ou tel point du globe, elle réagit comme une huître. Piquez un des points de sa chair, et c’est toute l’huître qui se rétracte.
Il faut faire avec cette réalité palpable pour comprendre la psychologie du musulman.

la Oumma est une cellule traumatisée par le milieu ambiant constitué de modernité et dans lequel elle évolue. Elle n’arrive pas à se mettre en symbiose, à laisser circuler librement tous ces fluides qui arriveraient pourtant à la revitaliser. Elle est un corps réel fragile, hypersensible, écorché, impulsif qui réagit à la modernité en sécrétant des anticorps barbus et voilés. (D’ailleurs c’est fou, mais en y pensant, je perçois de plus en plus le voile comme un "marqueur" d’anticorps.)
Pourtant, je reste persuadé que si cette Oumma avait "foi en elle", si elle était sereinement sûre des capacités qu’elle peut tirer de son originalité, elle pourrait apporter quelque chose d’important dans les domaines de la solidarité, de la fraternité, et dans le besoin aujourd’hui nécessaire de remettre l’Homme au centre d’une machine où il se met lui-même en marge.
Mais la Oumma est faite de musulmans, encore trop pétris du besoin de soumission alors qu’ils auraient besoin d’accomplir un "
droit d’inventaire" salutaire.
C’est un défi qu’ils doivent relever.

Ils doivent choisir, comme chacun de nous est appelé à le faire tous les jours, entre la pilule bleue et la pilule rouge.

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