A vous trois (2)
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Aujourd’hui, la lecture de mon billet vous sera rapide si vous vous contentez de lui, et très longue si vous développez le lien que je joins.
Dans mon précédent billet, j’ai reproduit le verset 56 de la sourate 4 sur laquelle je pense d’ailleurs revenir car elle contient quelques versets qui sont majeurs et assez délicats à entendre : Les conditions d’héritage pour les femmes, la façon de les "admonester" ("frappez-les"), l’institution de la polygamie, les sanctions en cas de fornication, les femmes que l’on peut épouser et celles qui sont interdites, la préséance des hommes sur les femmes, la méfiance qu’il faut éprouver pour les gens du Livre, l’injonction faite aux chrétiens de renoncer à la Trinité, l’appel fait aux musulmans à rester en terre islamisée, la primauté du musulman combattant sur celui qui reste chez lui, les conditions nécessaires pour pratiquer la Salat (les prières rituelles), la traque quasi-paranoïaque des "hypocrites",….
Je vous saoule ?
Oui, mais si vous aviez lu la sourate comme je vous y ai invités !
Parce que je suis sûr que vous ne l’avez pas fait !
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Mais aujourd’hui, je ne tiens pas à entrer dans le contenu même du Coran qui fait dire à un Dieu qui semble y prendre plaisir : je te couvrirai d’une nouvelle peau pour que tu sentes bien ta douleur (cf. mon billet précédent) et je voudrais entrer dans l’étude de la langue qui porte ce message en me demandant si cette langue a bien voulu dire ce que la tradition en a retenu.
Je sais que cet angle d’approche de ce qui participe du "fait coranique" plaira à celle d’entre vous trois qui est la plus proche de la culture islamique et qui s’interroge sur cette langue arabe qui traverse sa culture d’origine et son histoire.
Mais je ne suis pas un spécialiste, loin s’en faut, et je vais donc laisser la parole à un philologue, épigraphiste, qui a donné une série de conférence en 2005 au Collège de France. A l’époque, j’ai téléchargé la série vidéo de ces conférences et je trouve que leur propos est intéressant pour quelqu’un qui souhaite revisiter ce courant de pensée (que j’ai vraiment du mal à appeler "religion" vu la quantité de domaines de la vie quotidienne qu’il souhaite codifier).
Quelques petits conseils pour mieux écouter Manfred Kropp, puisqu’il s’agit du philologue en question :
– Munissez-vous d’un excitant quelconque parce que c’est un conférencier… comment dire… lénifiant,
– Allez faire pipi régulièrement parce que chaque conférence dure une heure, eh oui, on est au Collège de France, pas à la StarAc’,
– Téléchargez les "documents d’accompagnement" qui sont proposés, ce sont des PP indispensables à la bonne compréhension de la conférence, et ils sont vraiment bien faits, si on oublie qu’il y a un gros mélange entre les conférences et les documents d’accompagnement,
– Commencez par la conférence du 11 octobre intitulée "le fait coranique" et laissez tomber la première qui est une looooongue introduction.
Lexique :
philologie : Étude et connaissance d’une langue en tant qu’elle est l’instrument ou le moyen d’une littérature.
Epigraphie : Science qui étudie les inscriptions sur les matières durables.
Pour finir, Manfred Kropp se réclame d’une démarche de recherche scientifique positive "voire positiviste" ajoute-t-il, et ne se préoccupe pas de l’orthodoxie de sa démarche par rapport à la tradition musulmane.
C’est >ici< et personnellement, j’y retourne, un verre de vin à la main.
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Ce que vous en dites :