Décodage syntaxique
L’islam est une religion de paix !
Soit.
Cette affirmation, qui tient de l’argument choc, est basée sur l’identité d’origine des mots arabes islam (soumission) et salam (paix) qui proviennent tous les deux de la même racine slm.
A l’évidence, le lien étymologique étroit qui relie ces deux termes semble autoriser une juxtaposition parfaite entre eux, une absence d’espace qui permettrait ainsi à l’islam d’être génétiquement inondé de paix et de quiétude.
(j’utilise ce mot de quiétude parce qu’on parle assez souvent d’un islam quiétiste sans trop s’interroger sur ce que recouvre cette notion).
Je n’apprendrai à personne que l’histoire de cette religion, tant dans son expansion que dans son maintien dans les zones où elle s’est durablement installée, infirme cette prédisposition génétique pour des démarches pacifiques.
Mais après tout, la faute en revient peut-être à tous ceux qui n’ont jamais accepté de gaieté de coeur toutes les merveilles de ce système tout entier tourné vers la paix !
Nombre dont je fais partie a priori, vous l’aurez compris.
Ainsi, à la différence des prosélytes de l’islam et après analyse de son histoire et de sa pensée, je ne construis pas un parfait recouvrement à base étymologique entre islam et paix, mais une articulation beaucoup plus humble, à base de syntaxe :
L’islam est une religion de paix dans la soumission,
L’islam est une religion de paix si il y a soumission,
L’islam est une religion de paix lorsqu’il y a soumission.
Quel musulman pourrait me rassurer sur mon sort, moi qui ne veux pas être soumis ?
———————————
Je voudrais rendre ici hommage à René Cousinier, chansonnier des années 70/80, qui parlant du système soviétique de la grande époque, disait : "Le communisme est un système qui veut le bonheur du peuple, tout le bonheur du peuple, et rien que le bonheur du peuple, même si ça l’emmerde à ce putain de peuple !"…
Suivez mon regard…….
salam omicron
puis je savoir ce que vous sous-entendez par "mon sort" .
@ Salim,
Bonjour,
Il s’agit bien sûr de la vie au quotidien du "non-soumis", de l’insoumis, dans un monde qui serait tout imprégné d’islam.
Omicron
Il s’agit de soumission à Dieu. Pour aucune religion l’insoumission à Dieu n’apporte la paix, que ce soit dans ce monde ou dans l’autre. "Vouloir ce que Dieu veut est la seule science qui nous mette en repos" (Malherbe)
@ Mézig,
Bonjour,
Yahwé, Allah, Brahma, Notre Père,… n’ont pas le même rapport à leur créature, ils n’ont pas les mêmes attentes envers elle.
L’islam est la seule religion qui exige un tel degré de soumission de la part de ses adeptes, c’est la base de ce qui fait leur communauté d’idée. Il s’agit pour eux de répondre à une soumission de tous les instants et dans des comportements particulièrement codifiés.
Etre "insoumis" n’a pas grande signification dans d’autres cadres de pensées religieux. C’est vrai qu’il existe d’autres termes comme hérétiques, infidèles, tièdes, schismatiques,… qui font référence à d’autres réalités.
Dans votre citation, il faut savoir exactement ce que recouvrent les mots : "vouloir ce que Dieu veut" énoncés par un poète catholique du XVIIè siècle européen ?
Le Notre Père des chrétiens a-t-il les mêmes attentes que le Allah des musulmans ?
Qu’autorise concrètement le vouloir personnel dont parle Malherbe ?
Quel est le cadre de la volonté divine définie dans cette Europe du XVIIè où il vécut ?
Sortir la phrase de Malherbe de son contexte historique le ferait presque passer pour musulman
De même le mot science prononcé par un poète du XVIIè recouvre une articulation entre Foi et Raison qui ne correspond en rien à celle comprise dans la science islamique.
Omicron
Dans les trois monothéismes la sainteté consiste à faire concorder parfaitement sa volonté propre avec la volonté de Dieu, d’où la prière la plus importante du christianisme, le Notre Père. La soumission à la volonté de Dieu au sens où l’entend l’Islam est la conformation à cette volonté. Toutes les religions ont pour but d’amener cette conformation à son maximum chez chaque individu, et aucune n’accorde la moindre valeur au "caprice personnel"
Cependant vous avez raison, la conformation à Dieu se fait dans l’Islam par le biais de lois beaucoup plus rigoureuses que dans le christianisme. Mais attention à l’excès : l’Islam n’est pas le plus strict des monothéismes, le judaïsme orthodoxe exige encore bien plus de ses fidèles.
Une dernière chose : il existe bien dans la science islamique une "articulation entre foi et raison" (si je comprends bien ce que vous entendez par là) mais on ne la trouve pas dans les mouvements littéralistes tels que le salafisme ou le wahabisme. Je vous conseille à ce propos la lecture des soufis (sages de l’Islam) lecture qui vous permettra peut être de nuancer votre discours parfois trop généralisant, et de lui faire ainsi gagner en pertinence.
Cordialement.
@ Mézig,
Je pense qu’il y a dans vos propos une synthèse bien rapide de ce qu’est la sainteté dans les trois monothéismes, synthèse que vous bâtissez à partir d’un point de vue islamique en parlant de conformation à la volonté divine.
) dans les autres courants religieux que vous citez.
Vous m’énoncez là la définition de ce qu’est la piété pour un musulman.
Je ne m’attacherai pas ici à détailler les différences de conceptions de ces diverses saintetés, ce n’est pas un domaine que je maîtrise suffisamment et ce blog n’a pas pour objectif l’analyse comparative de divers courants religieux.
Cependant, sans vouloir aller plus loin, je ne peux pas vous suivre lorsque vous parlez d’absence de valeur du caprice individuel (quelle vilaine expression
Mon discours sur l’islam n’est pas généralisant, il est essentialiste, ce qui n’est pas un défaut.
Il veut être à la recherche de constantes, d’invariants, de tropismes propres à ce courant de pensée qui peuvent le conduire à refuser la communion fraternelle avec l’Humanité dans sa diversité.
Le salafisme, le wahabisme sont les énièmes déclinaisons de ce tropisme qui peut conduire l’islam à se séparer de ses frères humains.
Quand au soufisme dont je ne nie pas la dimension mystique, vous devez savoir vous-même à quel point il peut être en marge de l’islam.
Omicron
@ Mézig,
Je relis votre commentaire et je voudrais ajouter ici, en accord avec vous, que l’islam ne peut être enfermé (par) dans ses courants fondamentalistes.
Aux autres musulmans de faire oeuvre de pédagogie (cf mon post précédent).
Bonjour. Vous avez raison, le soufisme est un mouvement marginal et si votre but est d’observer l’Islam au niveau purement social, une approche superficielle du soufisme n’aura pour vous qu’un intérêt restreint. Par contre je ne comprends pas ce que vous voulez dire en accordant, dans la perspective chrétienne, une valeur au caprice individuel ? Quoi que ce soit peut-il avoir une valeur en dehors de Dieu ? La volonté humaine ne se perfectionne-t-elle pas à proportion de ce qu’elle se tourne vers celle de Dieu ? Pourriez vous expliciter votre point de vue, éventuellement en y ajoutant des références théologiques ? Moi même j’en chercherai pour étayer le mien.
Ps : j’ajoute que je ne suis pas musulman, et que je m’y connais moins bien en théologie musulmane qu’en chrétienne, bien que mes connaissance soient encore lacunaires dans ces deux disciplines. Je ne partais donc pas de présupposés islamiques.
Bien à vous.
@ Mézig,
Bonjour,
je voudrais rappeler que l’objectif de ce blog n’est pas d’établir une étude comparative de différents courants religieux.
Je me propose d’étudier en propre la problématique posée par le système de pensée issu du message apporté par le prophète Mahomet dans une nation moderne, et ce de la manière la plus laïque possible.
Les interrogations que vous portez dans votre commentaire, interrogations intéressantes, trouveront certainement des réponses sur des forums chrétiens ou musulmans.
Amicalement,
Omicron.
Soit, mais comprenez mon trouble ; je vous vois reprocher à l’Islam un aspect qu’il a en commun avec toutes les religions et/ou spiritualités. Je me demande donc "pourquoi reproche-t-il cela uniquement à l’Islam ? " Et je soupçonne dans votre entreprise apparemment neutre une certaine malveillance. Chez moi cette impression est consciente mais chez d’autres elle peut rester confuse, ce qui irritera les esprits et nuira au dialogue. Pour critiquer les aspects théologiques de l’Islam il faudrait que vous ayez une certaine culture théologique justement, sans quoi je vous conseille (cordialement) de vous en tenir à l’optique politique et sociale, que vous semblez mieux maîtriser.
J’ai glané rapidement quelques références sur le net à propos de la Volonté du Père :
"Il ne dit pas ‘Que ta volonté soit faite’ en moi ou en vous, ‘mais sur toute la terre’ : afin que l’erreur en soit bannie, que la vérité y règne, que le vice y soit détruit, que la vertu y refleurisse, et que la terre ne soit plus différente du ciel.
(S. Jean Chrysostome, hom. in Mt. 19, 5 : PG 57, 280B)
En adhérant au Christ, nous pouvons devenir un seul
esprit avec lui, et par là accomplir sa volonté ; de la
sorte, elle sera parfaite sur la terre comme au ciel
(Origène, or. 26)
"Là où est accomplie la volonté de Dieu le ciel est déjà présent, sur la terre commence aussi un peu du ciel ; et là où est accomplie la volonté de Dieu le Royaume de Dieu est présent. Car le Royaume de Dieu n’est pas une série de choses, le Royaume de Dieu est la présence de Dieu, l’union de l’homme avec Dieu. C’est vers cet objectif que Jésus veut nous guider." (Benoît XVI !)
Seule la volonté du Père a une valeur. La liberté humaine ne vaut qu’en ce qu’elle permet à l’homme de se conformer librement à la volonté du Père (de s’y soumettre, disent les musulmans). Il n’y a pas d’à côté qui existe "en soi," donc pas de volonté qui ait un être véritable en dehors de celle de Dieu. Croire cela c’est commettre l’erreur par excellence, la première du monde : celle de l’ange rebelle qui a voulu avoir sa volonté propre en dehors de la volonté divine.
Je précise que je ne veux pas vous faire la leçon publiquement comme cela arrive souvent sur les commentaires de blog, d’ailleurs vous pouvez aussi bien ne pas publier ce commentaire, mais je voulais simplement vous mettre en garde contre quelques errements qui nuisent à votre discours, intéressant au demeurant, en lui donnant des airs de chicane infantile.
Cordialement toujours.
La paix revendiquée par l’islam me semble être celle de n’importe quelle idéologie totalitaire : "quand tout le monde pensera comme moi, alors nous serons en paix".
De fait, la volonté musulmane d’hégémonie montre qu’il n’y a pas de réelle place pour l’autre : le non musulman doit être converti, réduit à l’état de dhimmi ou tué. Le coran, la sunna et leurs principaux commentateurs sont d’accord là-dessus.
La question de la soumission à Dieu se pose aussi dans les autres religions. Dire qu’un juif ou un chrétien pieux n’est pas soumis à Dieu est une imbecillité. Cependant, la soumission n’est pas la même. En effet, il y a deux façons d’être soumis : soit dans la servitude (on n’a pas le choix, l’autre est plus fort et il s’impose), soit dans l’amour (l’autre se révèle comme notre libérateur et notre salut, nous l’aimons pour ce qu’il a fait pour nous et nous nous soumettons à lui).
En tant que chrétien, je désire de tout mon coeur être soumis à Dieu, mais non pas parce qu’Il m’écrase de sa toute-puissance (au passage, ce genre de soumission s’observe dans la nature, chez les animaux). Je désire être soumis à Dieu parce que je l’aime et que je reconnais qu’en lui se trouve mon bonheur et ma joie.
Cordialement,
salam
L’amour de Dieu et de son prochain c’est très vague, chacun peut l’interpréter comme bon lui semble. Les croisés, en massacrant les habitants de Jérusalem, le faisaient par amour de Dieu. La persécution des scientifiques par les clercs, ils le faisaient au nom de cet amour aussi. Ils le faisaient avec une telle ferveur qu’il serait aberrant de douter de leur sincérité. C’est ainsi qu’a été compris l’amour de Dieu et de son prochain.
Il faut oublier cet enseignement de l’amour farfelu sans limite. Il faut des points de repères très stricts pour éviter ces dérives. Le décalogue est un instrument qui permet de structurer cet amour. Depuis, l’Islam l’a perfectionné et amélioré. Le véritable amour comme le dit le poète arabe se manifeste par l’obéissance à l’être aimé. L’amour aveugle est source de dégâts considérables.
Bonjour,
je suis surpris par cet échange provoqué à la suite de l’article sur la soumission en islam. J’accueille cet échange avec plaisir puisque, comme je le dis dans la page "pourquoi ce blog ?", les questions mystiques m’intéressent.
Je ne modérerai vos propos que dans la mesure où ils sortent d’un cadre courtois, cela va de soi.
Bonjour salam,
Sur les croisades, notons qu’elles étaient amplement justifiées : les musulmans venaient de détruire le Saint Sépulcre (1ère croisade… qu’on s’imagine donc la réaction des musulmans si on envahissait la Mecque et qu’ond étrusait la kaaba) ou cherchait à envahir l’Europe comme ils l’avaient fait avec le moyen orient.
Notons au passage un fait historique : il a fallu 1000 ans à la chrétienté pour livrer combat au nom de sa foi. Concernant l’islam, ça n’a pas pris 10 ans pour que les musulmans usent de l’épée pour propager leur foi (et non la défendre comme le firent simplement les chrétiens)… Il n’y a rien de partisan dans ce que je dis : c’est de la pure constatation objective.
Concernant les démêlés de l’Eglise avec les scientifiques, ils tiennent pour la plupart du mythe. Copernic, par exemple, fut chanoine. Quant à Galilée, certes il y eut une erreur de la part de l’Eglise, mais ce fut plus un problème d’orgueil et de rivalités humaines que de vrai souci d’opossition de l’Eglise à la science. L’Eglise ne s’est jamais opposée à la science, au contraire.
Ceci étant dit, revenons au sujet de l’amour. L’amour, dans un perspective chrétienne, c’est le don de soi. Comme le dit le Christ : il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Dire que l’amour doit être structuré n’a aucun sens. De quelle structure parle-t-on ?
L’amour ne se manifeste pas dans l’obéissance à l’être aimé (je peux obéir sans aimer) mais dans le don à l’être aimé (qui peut alors devenir obéissance). C’est une nuance fondamentale que l’islam ignore. L’obéissance n’est qu’un "symptome" de l’amour que le croyant porte à Dieu, ce n’est pas un but en soi.
Ajoutons enfin que l’amour présuppose toujours la liberté. Il n’y a pas d’amour dans la contrainte. Cela, l’islam ne l’a pas compris puisque, selon l’orthodoxie islamique, l’apostat peut être puni de mort et que tout les moyens sont bons pour convertir, même la force.
Le Dieu des Juifs et des Chrétiens respecte justement cette liberté. Il fait "Alliance" avec son peuple puis avec chaque Homme qui le souhaite. Le Dieu d’Amour que nous confessons vient à notre rencontre et nous demande certes de lui obéir, mais de lui obéir dans l’amour, et pas comme un esclave obéit à son maître, ou un chien à son dresseur.
L’amour de Dieu que nous confessons n’est pas un amour mièvre, fade et "non structuré" (ce qui ne veut toujours rien dire). L’amour de Dieu est exigeant, brûlant, transformant, sanctifiant, libérateur. L’amour de Dieu nous fait naître à ce à quoi nous sommes appelés de toute éternité : vivre en enfant de Dieu, dans l’amour de Dieu et de nos frères.
Finissons sur une évidence : l’amour infini est justement ce à quoi l’Homme aspire de tout son coeur. Si on scrute l’Histoire et le coeur humain, on peut voir deux désirs qui surpassent tout le reste en noblesse et en puissance : le désir de liberté et le désir d’aimer et d’être aimé. Il n’y a qu’une seule religion où Dieu est à la hauteur de ces désirs, et c’est le christianisme.
Cordialement,
J’aimerais continuer sur cette notion d’obéissance dans l’amour.
Un merveilleux exemple est celui du Christ, obéissant à son Père jusqu’à mourir sur la Croix. Pourtant, il aurait pu dire non, il aurait pu refuser – le Père lui laissait cette liberté – mais il ne l’a pas fait. Pourquoi ? Je crois que c’est intimement lié à la confiance que Jésus avait pour Dieu : il savait que Dieu voulait sauver les Hommes et que son sacrifice ne servirait pas à rien. Si j’ose dire, Jésus avait confiance dans le fait que la volonté du Père était ce qu’il y avait de meilleur à faire.
Ce que je veux dire, c’est que l’obéissance aveugle à Dieu n’a aucun sens. La vraie obéissance, qui est celle de l’amour, est l’obéissance qui naît de la confiance : c’est parce que j’ai confiance en Dieu, parce que je sais qu’il veut mon bien que j’obéis.
Mais là se pose immédiatement un problème : comment et pourquoi faire confiance à Dieu ? A ce stade, le concept d’alliance prend tout son sens : dans la Genèse, Dieu promet à Abraham une descendance innombrable. Dans l’Exode, Dieu libère son peuple. Dans le nouveau testament, Dieu rachète l’humanité.
Bref, Dieu n’exige pas de nous une confiance et une obéissance aveugles : il nous libère, il nous sauve et nous demande ensuite de nous abandonner à sa volonté, de lui faire confiance.
C’est un peu comme avec un enfant : vous pouvez lui taper dessus et le terrifer jusqu’à ce qu’il obéisse. Vous pouvez aussi lui montrer que vous l’aimez que qu’il peut avoir confiance en vous (ce qui n’empêchera pas de lui coller une bonne fessée s’il désobéit un peu trop ^_^).
Cordialement,
@ Ahmad,
Je ne publierai pas votre avant-dernier commentaire envoyé en réponse à Xavier, il ne respecte pas les règles élémentaires de la courtoisie.
Je note une fois de plus la difficulté d’un échange avec des musulmans, et ce quelle que soit l’origine, l’identité, la confession ou non confession de l’interlocuteur non-musulman.
Mais d’où vous vient donc cette colère qui explose dès qu’on porte un regard critique sur votre système de pensée ?
Je relis les deux derniers posts de Xavier et je n’y vois pas un discours "ridicule" pour reprendre vos termes. Ces posts sont critiques mais nullement ridicules ni portés par le désir de s’en "prendre à l’islam".
Et puis ouvrez les yeux et regardez l’Histoire autrement qu’à travers le prisme de la Tradition musulmane !
Dans le post que je modère, vous faites référence aux atrocités des croisés que vous comparez à la sagesse et à la tempérance supposée des actes de Saladin…
Cette comparaison que vous brossez à gros traits ferait rire n’importe quel spécialiste de l’Histoire des croisades.
En revanche je publie votre dernier commentaire pour ceux qui souhaitent continuer l’échange.
salam
vous affirmez que Dieu est amour et que nous ne devons pas le craindre. vous allez mème jusqu’à critiquer l’ islam parce que (cette religion) dit de craindre Dieu, alors que Dieu devrait être la personne dont nous pouvons craindre le moins.
le problème c’ est que ce que vous affirmez est en total contradiction avec ce qu’enseigne votre livre, la Bible
.7
La crainte de l’Éternel est le commencement de la science; Les insensés méprisent la sagesse et l’instruction
14.27
La crainte de l’Éternel est une source de vie, Pour détourner des pièges de la mort
1.21
Parce que les sages-femmes avaient eu la crainte de Dieu, Dieu fit prospérer leurs maisons.
La crainte de l’Eternel est le commencement de la sagesse ; Tous ceux qui l’observent ont une raison saine. Sa gloire subsiste à jamais.
Bonjour ahmad,
Mais la crainte de Dieu n’est pas contraire à l’amour. La crainte de Dieu dans la révalation biblique n’est pas une crainte servile. JAMAIS le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob n’exige de ses enfants qu’ils le craignent comme un chien battu craint son maître.
La crainte dans la Bible signifie deux choses :
1- Le respect légitime que l’on doit à Dieu (dans ce cas crainte=respect)
2- La crainte de la justice de Dieu qui hait le péché et n’hésite pas à le punir (mais dans le but de convertir le pécheur : Dieu ne souhaite pas la mort du pécheur, c’est écrit noir sur blanc dans la Bible)
3- La crainte de mal faire, de manquer à la confiance que Dieu nous porte
Reprenons l’exemple de l’enfant : tout en sachant que son père l’aime, il peut le craindre par peur de le décevoir ou par peur de se prendre une bonne correction si il agit mal. La crainte, ici, a une valeur pédagogique. Et personne d’un peu sensé ne dira que l’amour des parents excluent de se montrer sévère si l’enfant fait une bêtise !
C’est pareil lorsqu’on craint la colère de Dieu dans la Bible : Dieu nous aime et c’est parce qu’il nous aime qu’il ne nous laissera pas faire n’importe quoi (quite à nous punir). C’est aussi parce que Dieu est saint et infiniment juste que sa colère vis-à-vis de notre péché est légitime.
Mais pour celui qui aime Dieu et qui se sait aimer de Dieu, la crainte est une heureuse crainte (je sais de quoi je parle, je la vis au quotidien). C’est une crainte semblable à l’enfant qui veut bien faire, qui ne veut pas décevoir. Et quand je "sens" Dieu en colère contre moi à cause de mon péché, je sais aussi que c’est pour mieux m’inviter au repentir et me faire bénéficier de sa miséricorde.
Cordialement,
Pour continuer sur le rapport entre l’obéissance et la confiance dont j’avais parlé dans un de mes précédents posts, j’aimerais développer la façon dont ces deux notions s’artticulent dans le judaïsme et dans le christianisme.
Le Dieu d’Israël, dans l’alliance qu’il tisse avec l’Humanité, est le premier à agir : c’est lui qui vient vers l’Homme, le libère et le rend heureux.
Ainsi, pour le peuple d’Israël, l’élément central de l’Ecriture et de son histoire, c’est l’exode, la sortie d’Egypte. C’est en faisant mémoire de cet évènement que le peuple contemple l’amour de Dieu pour lui et lui rend grâce. C’est à la lumière de cette action de Dieu pour son peuple qu’Israël obéit et se soumet.
De même, pour les chrétiens, Dieu sauve chaque Homme du péché, en Jésus-Christ. En se livrant sur la Croix, Jésus réalise le dessein d’amour de Dieu pour nous sauver. Encore une fois, l’action de Dieu est première, elle précède la liberté humaine et lui propose ensuite, de faire alliance, d’accepter le don que Dieu propose. C’est une alliance qui suppose bien évidemment la soumission de l’Homme à Dieu mais parce que l’on peut se rappeler ce qu’il a fait pour nous et qu’on peut ainsi espérer en lui. L’obéissance à Dieu devient alors promesse de liberté et de bonheur compte tenu de ce que Dieu a déjà fait. L’obéissance n’est alors que l’aboutissement de cette confiance et de cette espérance que l’on a en Dieu : en lui obéissant, nous savons que notre espérance se réalisera.
La soumission telle que l’islam la comprend n’a rien à voir avec ça. Dans l’islam, Dieu ne fait rien pour l’Homme, si ce n’est lui dicter des commandements (Qui riment à quoi d’ailleurs ? En quoi le Dieu transcendant peut-Il préférer arbitrairement que l’Homme s’abstienne de manger du porc ? Et attention, les interdits islamiques n’ont rien à voir avec les interdits juifs : pour les juifs, ces interdits signifient leur mise à part, leur élection. Pour le judaïsme, l’interdiction – par exemple – de manger du porc n’a pas de sens en dehors du peuple élu).
Certes, Dieu promet le paradis à ceux qui se soumettent mais comment le musulman peut-il être sûr que Dieu ne ment pas (pardonnez moi le blasphème apparent, c’est juste pour discuter… il est bien évident que je ne pense pas une seule seconde que Dieu puisse mentir et nous tromper) ? Comment le musulman peut-il avoir la garantie que Dieu souhaite son bien et son bonheur alors que, dans le coran, Dieu ne fait rien pour l’Homme ?
A titre personnel, et pour parler de ma conversion (assez récente d’ailleurs), je dois dire que c’est parce que Dieu a justement fit pour moi des merveilles que je me suis soumis à sa volonté. C’est parce que j’ai reconnu son action dans ma vie, puis dans le monde en contemplant la rédemption accomplie par le Christ, que j’ai pu reconnaître que Dieu est bon et miséricordieux et qu’en lui se trouve notre salut et notre bonheur. Et c’est alors que j’ai pu me soumettre d’une vraie soumission : une soumission entièrement libre.
Cordialement,
Bonjour Ahmad,
Dans le Christianisme la crainte de Dieu a une certaine place mais l’amour a une place beaucoup plus grande. Sainte Catherine de Sienne dit que celui qui fait le bien par crainte du châtiment est moins saint que celui qui fait le bien par désir d’une rétribution divine, et que ces deux là sont moins saints que celui qui fait le bien pour l’amour de Dieu sans rien attendre en retour. Cependant ces trois là valent mieux que le pécheur qui s’attache aux choses terrestres. Quand on observe de l’extérieur la soumission à Dieu dans l’Islam, elle a l’air d’être plus pratiquée dans la crainte que dans l’amour, même si dans l’ésotérisme c’est l’amour qui prime. D’ailleurs, Ibn’Arabi (n’est-ce pas lui que vous citez plus haut ?) dit que la religion musulmane est la plus belle, parce qu’elle est celle où il y a le plus d’amour.
Je ne sais pas ce que contenait exactement votre message censuré, mais ne tombez pas dans l’erreur de la critique historique. Toutes les civilisations ont des crimes à reprocher aux autres, et je ne pense pas que ces crimes soient imputables à la religion (d’ailleurs les civilisations athées furent les plus meurtrières). De plus l’Histoire est une discipline fluctuante où on découvre chaque année la fausseté de faits qu’on croyait bien établis. A mon avis elle n’est qu’un outil secondaire dans la recherche de la vérité.
Pour ce qui est de la Bible, on ne peut pas se permettre, du moins dans le Catholicisme et l’Église Orthodoxe, d’y prendre des versets isolés et de les commenter à la va vite. Comme dans l’Islam traditionnel, il y a une tradition d’interprétation des écritures à respecter et n’est pas docteur qui veut.
Salam.
salam
Je vous ai démontré que l’amour de Dieu que vous revendiquez vous a conduit à commettre les pires carnages de l’histoire de l’humanité. Un peu d’humilité et de pudeur, ne serait-ce qu’en guise de respect à ces âmes massacrées, vous sera utile. Votre amour du blabla est révolu. Votre argumentation est pauvre et répétitive
Michel Onfray
Des millions de morts, des millions de morts sur tous les continents, pendant des siècles, au nom de Dieu, la bible dans une main, le glaive dans l’autre : l’Inquisition, la torture, la question; les croisades, les massacres, les pillages, les viols, les pendaisons, les exterminations, les bûchers; la traite des noirs, l’humiliation, l’exploitation, le servage, le commerce des hommes, des femmes et des enfants; les génocides , les ethnocides des conquistadores très chrétiens, certes, mais aussi, récemment, du clergé rwandais aux côtés des exterminateurs hutus; le compagnonnage de route avec tous les fascismes du XXième siècle, Mussolini, Pétain, Hitler, Pinochet, Salazar, les colonels de la Grèce, les dictateurs d’Amérique du Sud; etc… Des millions de morts pour l’amour du prochain.
Sinon, j’ai l’impression que votre Dieu d’ amour , qui je le rappelle n’a rien à voir avec Dieu dans le coran , est un personnage de manga. Un coup c’est Dieu, un autre un simple humain, parfois les deux. Il s’adresse à son père, qui n’est rien d’autre que lui-même. Enfin bref, un vrai bordel.
Lisons dans la Bible et voyons voir ce qu’il dit a propos de ce Dieu d’ amour :
4.24
Car l’Éternel, ton Dieu, est un feu dévorant, un Dieu jaloux.
66.16
C’est par le feu que l’Éternel exerce ses jugements, C’est par son glaive qu’il châtie toute chair; Et ceux que tuera l’Éternel seront en grand nombre.
48.10
Maudit soit celui qui fait avec négligence l’oeuvre de l’Éternel, Maudit soit celui qui éloigne son épée du carnage!
12.3
Et toi, Éternel, tu me connais, Tu me vois, tu sondes mon coeur qui est avec toi. Enlève-les comme des brebis qu’on doit égorger, Et prépare-les pour le jour du carnage!
pour son " fils" jesus . IL n’ a rien apporté ni vie ni vie éternelle .Il a vécu comme un mortel et il est parti comme un mortel gémissant sur la croix.
De toute façon , si pour rencontrer Dieu il faut que je passe par une bureaucratie de Jesus ,je refuse de rencontrer ce Dieu
Bonjour Ahmad,
Vos arguments ne valent rien car ils sont faux. Ces "millions de morts" comme vous dites sont une invention et un mensonge éhonté. Tout le reste aussi d’ailleurs…
Vous fantasmez en méconnaissant l’Histoire et vous diffamez. Ainsi, par exemple, vous confondez christianisme et nations occidentales : le colonialisme n’est en aucun cas une oeuvre chrétienne (l’Eglise ayant fermement condamné l’esclavage – je peux vous citer les textes des papes – mais n’ayant pas été écoutée). Mais vous commettez l’erreur grossière de confondre les deux car dans l’islam, la religion et le pouvoir politique ne sont pas séparables.
Je ne nie pas les exactions commises par les chrétiens (car contrairement aux musulmans, les chrétiens ne se croient pas meilleurs que les autres Hommes : ils savent qu’ils sont pécheurs et qu’ils sont besoin d’être pardonnés et sauvés) mais je trouve assez comique que ce soit un musulman qui vienne donner des leçons sur la violence des chrétiens. Comme je vous l’ai montré, les croisades contre les musulmans étaient fondées car faites en état de légitime défense. En outre, je vous l’ai dit, aussi condamnable que cela puisse être, il a fallu 1000 ans aux chrétiens pour prendre les armes au nom de leur foi, il a fallu à peine une décennie pour les musulmans…
Il faudrait vraiment que vous sortiez de cette mythologie sur un islam pacifique et un christianisme belliqueux et agressif. Les faits historiques – qui eux ne mentent pas – racontent tout le contraire.
Pour finir, je trouve très drôle qu’un musulman dise de Jésus : "Il a vécu comme un mortel et il est parti comme un mortel gémissant sur la croix."
Auriez-vous donc oublié l’enseignement erroné du coran qui dit que Jésus n’est pas mort sur la croix ? ^^
Bref, quoiqu’il en soit, il est impossible de discuter avec vous puisque vous ne partez pas de la réalité objective mais de vos fantasmes et de la propagande musulmane.
Navré que le débat en soit arrivé là.
Cordialement,
Je vais arrêter là les commentaires autorisés pour ce billet parce que je pense que le tour a été fait de ce qui pouvait être dit.
A bientôt.
bonjour
http://lemondeenquestions.wordpress.com/2009/10/25/dieu-serait-il-islamophobe/